Mais elles n'étaient pas loin dans la pièce à côté. Alors je décolle vers 7h30 pour profiter de la fraicheur matinale et du peu de circulation pour sortir de cette trop grande ville. Puis ce sont de longues lignes droites interminables mais plates et rapides. Je fais 66 km à près de 20 km/h de moyenne en territoire berbère. Je m'arrête dans ce que je croyais un snack bar avec la boucherie à côté mais en fait, je vais faire ma popote avec leur gaz...
Autrement dit, je sors les pâtes italiennes, j'achète des sardines au piment en boite et du pain. J'utilise leur réchaud à gaz et hop,
j'ai mon plat qui offense les italiens : penne rigate aux sardines.
Puis ils se sont mis à jouer aux cartes ; Ronda avec des rasoirs Bic et des capsule de coca.
Une fois tous partis, je me couche dans un coin pour somnoler un peu sur mon matelas.
A 15h30, je reprends la route avec un vent de face terrible pendant les 30 derniers km.
En plus, plus de bordures goudronnées, donc obligé de passer dans la terre si des camions se croisent ou se doublent dans mon rétro.
Si je dois me jeter dans le fossé et qu'un pauv marocain s'y trouve en train de chier, eh bien, je suis dans la merde !
Je le récupère sur le porte-bagages et lui réclame 5 dh pour le trajet.
J'arrive enfin à Tiznit après 96 km en 5h20 à 18 de moyenne. Je trouve le seul camping avec l'aide des policiers pour 31 dh, douche chaude comprise.
Je tombe sur la Landcruiser verte italienne, décrite par André et décide de les rencontrer. C'est Isabelle qui me reçoit avec plaisir au bon souvenir de notre ami commun marseillais. La soirée se profile bien car son mari arrive et le couple allemand, en Landcruiser aussi - avec tente de toit - , se joignent à nous.
Le couple franco-italien rentre du Burkina Faso, via le Mali et la Mauritanie alors que les allemands de Heilbronn, terminent un périple de 3 ans depuis la Lybie, Egypte,...,Afrique du Sud et remonter au Maroc par le même itinéraire.
Je vais donc prendre ma carte d'Afrique et voir avec eux les pays qui sont tranquilles mais ce continent bouge tellement.
Cependant ils sont rassurants pour la suite et n'ont pas eu d'ennuis mais ils ont évité le Nigéria, trop dangereux de réputation. Avec Jean-Pietro, nous parlons des associations humanitaires et de leur fric foutu en l'air - exemple italien de silos à blé construits près d'un lac asséché et salé, comme il dit, un peu cher pour avoir de l'hombre - alors mes illusions s'envolent peu à peu mais je verrais bien. En attendant, je me descends un bon couscous au mouton. Moi qui n'aime pas la chèvre, l'agneau ou encore le mouton, entre tajine, grillades et couscous, je bouffe que ça !
Ensuite, je dois les quitter et me coucher pas trop tard. J'irais dormir à même le sol, dans une sorte de box de ciment couvert, afin de ne pas déplier et replier la tente le lendemain. Mes bagages et le vélo étaient restés en liberté dans le camping sans surveillance mais ça craint pas à Tiznit !
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