Venez voyager avec Jack'Ouille La Fripouille et partager quelques anecdotes en terre africaine...

04 mai 2010

Dimanche 2 Mai : Départ pour AGADIR = 173 Km

Je vois tous mes amis partir vers d'autres aventures alors je me presse pour prendre un billet de bus pour AGADIR (départ à 14h) sur les conseils de Brahim, le gérant du camping. Toujours ce vent violent qui me freine pour rejoindre la gare routière. Je trouve rapidement la société STCR, la plus sûre d'après Brahim. Je présente le vélo à vide (ils me disent pas di probleme) et l'agent me donne un billet contre 50 dh (5 euros) pour 173 km à faire donc assez économique. Je m'empresse de rentrer vent de cul au camping et je dépasse même les bus qui n'en reviennent pas !!!
Puis je démonte la tente, range les bagages, une dernière douche froide gratuite et je dis au revoir à mes petits bretons, toujours aussi déprimés. Sans doute, l'envie de rentrer à la maison ou la routine du voyage à pédales. Au moment de quitter le camping (2 nuits à 32 dh), voilà que les gardiens m'invitent  à partager leur pitance qui semble assez attirante. Une sorte de tajine avec du pain rond ! Génial car je n'avais que le petit dèj' partagé avec André dans le ventre (25 dh). Il est 13h12.
Je repars chargé comme une mule vers mon bus de 14h. La gare grouille de monde et je cherche des yeux si le car est déjà là ! Mais non ! Au bureau STCR, les contrôleurs semblent affolés en voyant mon attelage. Mais comment le rentrer dans la soute se disent-ils ? et du coup, je suis inquiet. J'attends l'arrivée de ce nouveau transport avec un peu d'angoisse et le voilà enfin à 14h10. La foule se rue vers l'autocar très moderne et la soute s'ouvre. Le vélo rentrera même debout contre la paroi centrale. Je n'ai eu qu'à oter le mat et l'allonger le long du vélo. Mais la mauvaise surprise, c'est que je dois payer 50 dh pour le vélo, comme une personne. J'ai beau ralé, rien n'y fait et il me presse pour monter prendre place alors je paie. Puis trouve la dernière place libre à l'arrière, à côté d'une superbe marocaine de 25 ans.  Le trajet va être mouvementé, à rouler à tombeau ouvert alors j'essaie de pas regarder les précipices mais plutôt les magnifiques paysages de forêts d'arganiers plantés tels des oliviers dans les collines. Ce bus est fou !!! Il double tout : mulet, autos, camping-cars, camions même ... Pendant 3h30 ! A l'arrivée, ma jeune voisine se jette dehors pour vomir et je récupère mon vélo couché sur les bagages des voyageurs. Ce n'est pas une gare routière mais l'agence STCR alors je remonte les éléments otés par prudence et après qques explications pour trouver le camping, je descends vers la mer. AGADIR vu du bus apparait immense, 2 fois plus grande que Essaouira. Surtout plus moderne. Alors je fais comme d'hab' je demande en cours de chemin aux policiers et je passe devant le mur d'enceinte du camping sans le voir.
Unique lieu de résidence pour camping-cars et routards de toutes sortes, je découvre, en pleine forme, les joies du camping sous la tente faute de chambre. Je suis déjà assailli par les français de toutes régions et surtout, par Jean SALVADOR, jeune retraité et connaisseur de la Mauritanie (y résidant pendant 8 ans).

Il va me dresser un tableau noir de la traversée de la Mauritanie avec les enlèvements, assassinats et attentat-suicide des derniers mois. Étant la 3ième personne à me rappeler à l'ordre, je l'écoute et enregistre tout ce qu'il me dit. Je décide de changer mes plans et d'y aller en sécurité : Je prendrais donc beaucoup de précaution et plus de vélo de Dachla Sur Sahara marocain) jusqu'à la capitale Nouakchott, ni après jusqu'au Mali car beaucoup d'enlèvements récents. Les derniers événements font que l'Afrique est en mouvement en Mauritanie et au Mali. Si pb grave, j'abandonne tout le matériel et quitterais précipitamment ce continent car il est réellement moins sûr qu'il y a 2 ans en arrière (d'après Jean et le blog de l'ambassade de France). Les camping-cars n'y descendent plus et les bandits de grands chemins seraient plus nombreux dans le désert qui n'a plus de frontière (Mauritanie, Mali, Niger, Algérie et Lybie = trafic de toutes sortes y compris d'otages). Je dois d'ailleurs déclarer mes déplacements en Mauritanie à l'ambassade de France.
Je serais plus en sécurité avec un bus ou un camion de légumes au départ de Dachla.
En discutant de nos origines régionales, Jean et sa femme Eliane, sont de Salies du Salat dans le 31. Incoyable ! Le village de mes parents est Prat-Bonrepaux dans le 09 à qques km. En plus, Il me dit qu'il a implanté l'usine hydro-électrique de Bonrepaux. Le monde est vraiment petit.

Je rencontre aussi Michel et Odette, des gersois de Auch qui seront mes plus proches voisins.
Puis, le défilé des camping-caristes curieux continue : du 63 au 40. L'un d'entre eux, possède même un trike.





 
Plus tard, je découvre un front de mer totalement réaménagé à l'européenne, c'est la corniche d'AGADIR avec son MacDo, pizza Hut et glacier. Je pars me restaurer vers 21h30 dans la pizza hut pour un buffet d'entrée et une petite pizza mais les tarifs ont grimpé : plus de 90 dh. Au retour, ce sont discothèques, bar lounge et restaurants chics qui s'alignent. Dur d'être seul dans ce cas-là ! ça rappelle trop les soirées romantiques avec ma chérie. Je rentre vers 23h au calme.

1 commentaire:

  1. Salut l'Africain!
    Sage décision de traverser la mauritanie en bus.
    Soit prudent.

    RépondreSupprimer